Connaitre soi même

La connaissance et l'écoute de soi sont le thème central de la philosophie de la sagesse, celui duquel découlent toutes les autres voies de la sagesse : l'altruisme, la communication, l'action, la liberté, l'amour, le bonheur... Il est indispensable d'apprendre à se connaître soi-même, de tendre vers une paix intérieure pour prétendre entrer en communion avec le reste du monde, pour choisir et mener sa vie en toute liberté.

 

Apprendre à se connaître soi-même et à contrôler son esprit


« Le moi n'est pas maître en sa demeure. » Sigmund Freud (1856-1939 - célèbre inventeur de la psychanalyse)

Qui peut prétendre bien se connaître ? Qui a le sentiment de maîtriser tout son univers intérieur, de dominer parfaitement son esprit, d'être toujours en pleine conscience de ses pensées et de ses actes ? Comme l'exprime habilement cette citation de Sigmund Freud, nul ne peut prétendre se connaître parfaitement car la conscience n'est que la partie émergée de l'iceberg, tandis que l'inconscient, représenté par la zone immergée de cet iceberg, constituerait le « moi », notre psychisme La majeure partie de nos pensées naît de notre inconscient et cette zone intérieure qui fait partie de nous, mais dans le même temps échappe à notre contrôle, nous fait peur et souvent nous submerge... Mais n'existe-t-il pas différents degrés de conscience ? Prenons-nous vraiment le temps d'analyser tous les messages qui nous parviennent depuis la zone mystérieuse de notre inconscient ? Tels des automates, nous sommes la plupart du temps guidés par nos émotions inconscientes et par les conditionnements et réflexes sociaux (éducation, habitudes ancrées dans la société, règles de savoir vivre...), bien plus que par notre conscience libre et indépendante. Ce n'est pas pour autant qu'il faut abandonner toute recherche de soi. Au contraire, c'est en prenant conscience de cette situation que nous avançons et devons persévérer dans la recherche de la connaissance de soi.

« Le cœur a ses prisons que l'intelligence n'ouvre pas. » Marcel Jouhandeau (1888-1979 - écrivain français qui a tenté toute sa vie, en vain, de lutter contre son homosexualité)

Nous ne pouvons pas tout résoudre grâce à l'intelligence et au raisonnement. Certaines pensées échappent à notre connaissance objective de nous-même : celles qui sont dictées par nos émotions, pures produits de l'inconscient ! Que faire ? Laisser parler notre cœur, écouter ce qu'il a à dire sans refouler systématiquement les pensées qui en émanent, libérer nos émotions... et poursuivre ainsi notre chemin intérieur vers la connaissance de nous-même.

« Connais-toi toi-même. » Socrate (reprenant la maxime inscrite sur le temps d'Apollon à Delphes)

Cette célèbre devise a le mérite de nous rappeler le but essentiel de la démarche que nous devons mener constamment tout au long de notre vie, le but vers lequel nous devons tendre sans relâche pour accéder à la sagesse. Néanmoins, il ne faut pas oublier la suite, trop souvent passée sous silence, de la maxime qui était inscrite sur le temple de Delphes : « Connais-toi toi-même... et tu connaîtras les dieux. » Celui qui parvient à la connaissance de soi, à la sagesse, devient l'égal d'un dieu En d'autres termes, cette devise nous rappelle notre condition d'être humain, mortel et imparfait, elle nous invite à prendre conscience de nos propres limites, de notre véritable identité et par là même de notre liberté potentielle.

« Connaître les autres, c'est sagesse. Se connaître soi-même, c'est sagesse supérieure. » Lao-Tseu (VIe siècle avant Jésus-Christ - philosophe chinois, initiateur du taoisme)

Notre tendance première est de vouloir connaître les autres, de les analyser afin de mieux les comprendre et parfois de leur apporter notre aide. Lao-Tseu nous rappelle ici que, si cette démarche altruiste est un pas un avant vers la sagesse, elle ne doit pas pour autant nous détourner de notre recherche primordiale et essentielle : la connaissance de soi.

« Regarde au-dedans de toi, c'est là qu'est la source intarissable du bien. » Marc Aurèle (121-180 - célèbre empereur et philosophe stoïcien romain)

Cette citation de Marc Aurèle complète à merveille la précédente : il est nécessaire avant toute autre démarche de se pencher à l'intérieur de soi, avant même de se tourner vers autrui. Ce n'est qu'en ayant fait connaissance avec son monde intérieur que l'on peut faire face aux autres avec honnête, amour et sincérité.

« Pour jouir d'une bonne santé, pour donner le vrai bonheur à sa famille, pour apporter la paix à tous, il faut se discipliner et contrôler son esprit. Qui contrôle son esprit peut trouver la voie de la Clarté et sagesse et vertu lui viendront naturellement. » Bouddha (VIe siècle avant Jésus-Christ - de son vrai nom Siddhârta Gautama, maître spirituel, père fondateur du bouddhisme)

Bouddha va plus loin encore : pour parvenir à la paix intérieure et à la véritable sagesse, il est indispensable d'apprendre à contrôler son esprit, à ne plus se laisser envahir par des pensées négatives et inutiles. C'est à cette condition seulement que vous pourrez apporter le bonheur et la paix à votre entourage. Pour Bouddha, le contrôle de l'esprit passe par la méditation. En outre, de la paix de l'esprit naît la paix du corps, la santé mentale étant indissociable de la santé physique dans la philosophie bouddhiste. En d'autres termes, il faut au préalable être soi-même en bonne santé mentale pour nourrir des relations saines avec autrui...

« C'est en nous et non au-dehors de nous qu'il fait beau ou mauvais. » Proverbe algérien

Contrairement aux idées reçues, toutes nos perceptions émanent de notre monde intérieur : c'est à l'intérieur de nous-même que naissent nos émotions, indépendamment des contraintes extérieures. Autrement dit, si nous sommes en paix avec nous-même et libérés des pensées qui affluent de notre inconscient, rien ne peut nous empêcher d'être parfaitement heureux et de garder le sourire même sous un temps maussade, dans l'adversité ou dans la pauvreté. À l'inverse, si nous ne parvenons pas à nous libérer des émotions négatives qui empoisonnent notre espace intérieur, nous ne parviendrons pas à ressentir une once de bien-être même si nous nous offrons un voyage à l'autre bout de la terre ou un séjour sur une plage paradisiaque ! Dans la même veine que ce proverbe algérien, Alexandra David-Neel nous confie : « Le calme et la quiétude sont choses qui dépendent plus des dispositions intérieures de l'esprit que des circonstances extérieures et l'on peut les goûter même au milieu d'une apparente agitation. » En somme, lorsque nous n'avons pas le moral, il est inutile d'incriminer ce et ceux qui nous entourent mais indispensable d'entamer une démarche d'introspection, de tendre vers une meilleure connaissance de soi.

« On ne reçoit pas la sagesse. Il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner. » Marcel Proust (1871-1922 - écrivain français le plus diffusé dans le monde, dont l'œuvre majeure est La recherche du temps perdu)

Le chemin vers la sagesse et la connaissance de votre monde intérieur est long et difficile. Il nécessite un courage et une persévérance que nous ne pouvons puiser qu'en nous-même. La sagesse, ça se mérite et nous sommes le seul maître à bord du vaisseau qui nous y conduira.

« La voix humaine ne pourra jamais couvrir la même distance que celle de la petite voix silencieuse de la conscience. » Gandhi (1869-1948 - Mahatma Gandhi, guide spirituel indien, dirigeant politique et initiateur du mouvement pour l'indépendance de l'Inde et la non-violence, considéré comme le Père de la nation indienne)

Ne nous laissons pas influencer par les apparences et guider par la facilité. Ce qui importe avant toute chose, c'est ce qui se passe à l'intérieur de nous-même Notre petite voix intérieure peut beaucoup plus pour nous que notre voix physique ! Favorisons toujours la recherche de notre véritable identité et explorons sans relâche les chemins de la connaissance de soi avant de prendre la parole.


Apprendre à identifier et à écouter ses désirs, à s'autoriser à être heureux, à se déculpabiliser


« Nous naissons avec la capacité d'apprendre comment rêver, et les humains qui nous précèdent nous apprennent à le faire de la façon dont rêve la société (...) Le rêve de la planète se sert de papa et de maman, des écoles et de la religion pour nous enseigner comment rêver. » Don Miguel Ruiz (fils d'un guérisseur mexicain et petit-fils de Negual, [chaman], il fait des études de médecine puis se consacre à la maîtrise de la sagesse ancestrale des Toltèques et à sa transmission.)

La société nous apprend dès la naissance comment penser, comment rêver, à quelle image se conformer. Où est la spontanéité des désirs dans tout cela ? Lorsque nous étions enfant nous avons naturellement éprouvé des désirs personnels mais ils ont été rapidement contrés par la censure sociale qui nous a fait rentrer dans le droit chemin. Cette censure est imposée par les parents d'abord, qui projettent leurs propres désirs sur leur enfant, puis les professeurs, les amis, les collègues et les patrons ! Comment revenir à cet état de liberté spontanée, comment retrouver nos désirs d'enfants, comment les écouter ?
La première des démarches est de prendre conscience que l'image que nous avons de nous-même est en partie un mensonge, une projection des désirs des autres et non pas un reflet de nos propres désirs. Partant de là, nous pouvons tenter de distinguer les désirs qui émanent réellement de notre personne et ceux auxquels nous réponds par convention sociale ou pour faire plaisir ou plaire à notre entourage. Nous nous rendrons compte que la plupart de nos désirs non assouvis le sont restés par crainte de nous sentir coupable de les réaliser. Pourquoi passons-nous notre temps à culpabiliser ?
La plupart du temps, la culpabilité naît du décalage par rapport aux règles fixées par la société dans laquelle nous vivons.

Par exemple, si nous n'élevons pas nos enfants comme il est convenu de le faire dans notre pays ou dans notre famille, nous prenons le risque d'être montrés du doigt et donc d'éprouver de la culpabilité.
De même, une mère de famille qui refuse d'habiller son enfant à la mode socialement acceptée dans un certain milieu peut ressentir un sentiment de culpabilité si celui-ci lui en fait le reproche.
Une femme qui a secrètement toujours rêvé de prendre des cours de salsa peut ne jamais oser révéler ce désir parce qu'elle se sentirait coupable de faire souffrir son mari jaloux.

En réalité, nous sommes toujours freinés dans nos désirs et nos convictions par peur du regard de l'autre et par crainte de nous sentir coupable, ce qui nous pousse dans la plupart des cas à nous conformer à la règle sociale. Le manquement à une valeur déterminée par une autorité, qu'elle soit concrète ou abstraite, justifiée ou non, est inévitablement vécu comme un sentiment de culpabilité. Prendre conscience de cela c'est déjà s'en libérer.

Essayez de dresser une liste de vos désirs profonds, des plus simples aux plus farfelus, faites-en le tri, puis tentez de les réaliser progressivement, l'un après l'autre, tout au long de l'année à venir. Pour ce faire, il est absolument nécessaire de se défaire de l'importance du regard des autres, ne pas attendre leur approbation et ne pas culpabiliser... Faites-vous plaisir, en toute liberté, vous avez le droit d'être heureux !

« Prenez un peu de distance face aux discours moralisateurs et cessez de confondre vos erreurs avec des fautes ou des péchés. Ne culpabilisez pas ! La culpabilité est un piège bien séduisant car elle donne un sens à beaucoup de nos problèmes. Mais pendant ce temps-là, nous ne les résolvons pas. » Docteur Étienne Jalenques (psychiatre, il a constamment axé ses recherches sur une thérapie du bonheur)

Notre culpabilité naît parfois de nos erreurs inavouées - à autrui ou à soi-même - non pas parce que ce sont des erreurs mais parce que nous les stigmatisons inconsciemment en fautes ou péchés.
Cette association instinctive est ancrée dans les fondements mêmes de la société occidentale, elle est liée au péché originel que nous portons tous en nous, selon la religion judéo-chrétienne, et qui nous fait appréhender les choses sous le prisme du bien et du mal. Je ne peux pas penser, vouloir ou faire ceci ou cela parce que c'est « mal », c'est une « erreur » au regard de notre société. Ce type de culpabilité est un leurre, parfois confortable, car il nous empêche de voir où se situe le vrai problème et d'identifier la source même de ce que nous considérons comme une erreur. En somme, ce sentiment de culpabilité nous interdit d'être libre face à nous-même et à autrui, d'être autonome face à nos désirs et convictions.

« Il n'est rien de plus intolérable que de devoir nous avouer nos propres erreurs. » Ludwid van Beethoven (1770-1827, célèbre compositeur allemand)

Avouer ses erreurs, c'est s'en libérer. S'il nous est aussi difficile de les avouer c'est parce que nous ne nous accordons pas le droit d'être libres et affranchis des conventions sociales. « Fautes avouée est à moitié pardonnée », dit un vieux dicton dont la perspicacité a résisté à l'épreuve du temps ! N'hésitez pas à avouer vos erreurs, à vous-même comme à votre entourage, sans craindre l'accueil et la réaction que cet aveu peut susciter... vous constaterez que vous vous sentirez, presque immédiatement, libéré d'un grand poids.

« L'être humain est le seul animal sur terre qui paie des milliers de fois pour ses erreurs. » Don Miguel Ruiz

Ce chaman mexicain spécialiste des enseignements toltèques nous fait remarquer à juste titre que les hommes se punissent régulièrement tout au long de leur vie pour leurs erreurs respectives. Par exemple, si un époux a « commis l'erreur » une seule fois de parler de façon autoritaire à sa belle-mère, cette altercation pourra lui être reprochée à maintes reprises par son épouse, lors de chaque dispute ou réunion de famille. De même un enfant qui a été puni une fois parce qu'il avait mal fait ses devoirs ou bavardé en classe pourra être considéré comme un cancre ou un élève indiscipliné par ses parents pendant toute sa scolarité. Pourquoi seuls les hommes agissent comme cela alors que les animaux ne se punissent qu'une fois pour les erreurs qu'ils commettent ? Parce que les hommes sont doués de mémoire et se fient à un système de valeurs qui est mensonger, s'attachent et se jugent mutuellement suivant des croyances sociales qui nient la liberté individuelle.

« Les êtres humains se punissent indéfiniment (...) mais personne ne nous maltraite plus que nous-même. » Don Miguel Ruiz

Si nous nous punissons les uns les autres parce que nous acceptons de croire à des valeurs sociales qui nous autorisent à nous juger mutuellement et constamment, la personne que nous jugeons et punissons le plus c'est nous-même. Enfermés dans les conventions sociales, nous avons oublié la liberté de chacun et même notre propre liberté. Par le truchement de notre culpabilité consciente ou inconsciente, nous nous faisons souffrir en permanence et nous interdisons l'accès à de nombreux plaisirs et satisfactions personnelles.

« Il y a certainement dans notre vie des choses dont nous pouvons nous délester. » Matthieu Ricard (né en 1946, moine et ambassadeur le plus reconnu du bouddhisme en France, fils du philosophe Jean-François Revel)

Si nous voulons retrouver nos désirs propres et pouvoir les exprimer et les réaliser, nous devons au préalable retrouver notre liberté première. Pour ce faire, il est indispensable de se délester du poids de nos « erreurs », de notre culpabilité passée et présente. Matthieu Ricard nous invite à rechercher en nous-même pour identifier ces « choses » dont nous pouvons et devons nous délester... pour redevenir nous-même, c'est-à-dire des êtres libres.


Apprendre à s'aimer soi-même


« La négligence rend la tête touffue. » Proverbe minyanka du Mali

Ce proverbe malien exprime de façon imagée et expressive l'idée d'amour de soi : celui qui est négligent ne prend pas soin de lui-même et des choses qui sont importantes pour lui parce qu'il ne s'aime pas suffisamment pour cela. Par voie de conséquence, son entourage lui renvoie une piètre image de lui-même qui le dévalorise encore plus à ses yeux. Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut apprendre à se connaître soi-même, indépendamment du regard d'autrui... pour s'aimer soi-même et que cet amour ne soit plus mis en doute.

« À vouloir être un autre ou comme tout le monde, on n'est jamais personne. » Jean-Christophe Marion

Se connaître soi-même c'est aussi chercher son identité, son véritable « moi » caché sous le masque social. Formatés par l'éducation que nous avons reçue et par le regard de l'autre, nous avons tous tendance à perdre notre spontanéité et notre véritable personnalité. à tant vouloir se conformer aux critères sociaux qui nous sont imposés dès l'enfance, à tant vouloir plaire à notre entourage, nous perdons notre authenticité.

« Être simplement soi-même, voilà ce que l'on redoute le plus. Nous avons appris à vivre en nous efforçant de satisfaire les besoins d'autrui, à vivre en fonction du point de vue des autres, de peur de ne pas être acceptés et de ne pas être assez bien à leurs yeux. » Don Miguel Ruiz

Rechercher qui nous sommes vraiment, accepter de penser que tout ce que nous croyons être et dicté par l'illusion que nous impose le formatage social : c'est seulement à partir de ce constat que nous pourrons tenter de retrouver et d'exprimer notre personnalité authentique en nous libérant des conventions et ainsi, de ne plus avoir peur d'être vivants ! C''est en apprenant à s'accepter et à s'aimer soi-même qu'on parvient à se défaire du besoin vital d'être accepté et aimé par autrui et qu'on devient libre... L'amour de soi n'a rien à voir avec l'égoïsme, au contraire, il nous offre une liberté intérieure qui nous permet de porter davantage d'attention et d'affection aux autres, c'est la condition sine qua non de l'altruisme.

« Brise ton cocon et sors-en tel un magnifique papillon, telle une âme libre. » Swami Vivekananda (1863-1902 - philosophe et instructeur spirituel indien, il a fait connaître l'hindouisme au monde occidental et proposé la religion unique)

Swami Vivekananda nous encourage ici à affirmer notre liberté en brisant nos carcans moraux, imposés par la société. Ce n'est qu'aux prix de cet effort que nous pourrons apprendre à nous apprécier, à devenir de « magnifiques papillons » qui prennent leur envol.

« C'est la manière dont nous nous situons par rapport à nos émotions qui nous enchaine ou nous libère. » Jack Kornfield (né en 1946 - moine bouddhiste)

C'est toujours la même idée qui est exprimée ici par Jack Kornfield : tant que nous sommes tributaires de nos émotions et notamment de notre sentiment de culpabilité, nous ne sommes pas libres. Au contraire, si nous parvenons à nous libérer de nos émotions, à nous recentrer sur nous-même, au-delà des conventions sociales, nous redeviendrons des êtes libres et dignes d'être aimés.


Apprendre à avoir confiance en soi, à croire en soi


« Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien. » L'abbé Pierre (1912-2007 - prêtre catholique français, résistant, député, fondateur des « Compagnons d'Emmaüs » et de la « Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés »)

Nous ne serons jamais parfaits au regard de la société et de nous-même car personne ne peut concorder en permanence avec les règles sociales communément établies et tacitement acceptées de tous. Partant de ce constat, rien ne sert de nous morfondre au sujet de nos imperfections, libérons-nous de ces diktats sociaux et retrouvons la confiance en nous. Même si la société nous dit que nous ne sommes pas parfaits, cela ne nous empêche nullement de faire « quelque chose de bien » et d'être fiers de nous. L'abbé Pierre nous en a donné la preuve tout au long de sa vie...

« Là où est la peur, la sagesse ne peut exister. » Lactance (mort vers 323 - apologiste et rhéteur chrétien d'expression latine)

La connaissance de soi passe par la confiance en soi et la maîtrise de ses émotions. Lactance, rhéteur sous l'Antiquité romaine, exprime ici ave l'art de la rhétorique qui incombe à sa charge le fondement même de la sagesse et de la connaissance de soi. En éliminant la peur, véritable poison émotionnel qui aveugle votre recherche intérieure, vous parviendrez à retrouver votre authenticité et votre confiance en vous.

« Pour savoir où l'on va, il faut savoir où l'on est. » Proverbe tchadien

La confiance en soi est indissociable de la connaissance de soi : pour avancer dans notre vie, pour pouvoir prendre des décisions en toute indépendance et liberté, nous devons au préalable savoir qui nous sommes et où nous en sommes. Il est indispensable en tout premier lieu de commencer par une introspection avant de pouvoir nous projeter dans la vie.

« Marche en avant de toi-même, comme un chameau qui guide la caravane. » Proverbe africain

Lorsque vous aurez fait le point sur votre personnalité et vos désirs, lorsque vous aurez le sentiment que vous vous connaissez suffisamment pour ne plus vous laisser influencer par le regard de la société et pas vos émotions... alors, vous pourrez prendre votre vie en main et faire vos propres choix. Vous pourrez mener votre vie « comme un chameau qui guide la caravane », libre et en pleine confiance.

« Vous n'êtes jamais responsables des actions d'autrui, seulement de vous-même. » Don Miguel Ruiz

Se connaître soi-même et avoir confiance en soi c'est aussi ne pas se sentir responsables des actions des autres et ne pas se laisser envahir par leur poison émotionnel... « Quoi qu'il arrive, n'en faites jamais une affaire personnelle », tel est le second « accord toltèque »* préconisé par Don Miguel Ruiz. Chacun est responsable de ses actes et de ses paroles, vous n'avez pas à culpabiliser ou à vous sentir blessé par les actions des autres. Si vous avez confiance en vous et en vos capacités à faire vos propres choix responsables, si vous vous sentez libre, vous n'aurez plus de raison de souffrir des influences d'autrui.

 

Image Hosted by ImageShack.us

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site