Cauchemars

A quoi servent les cauchemars ?


- Nos cauchemars révèlent nos désirs inassouvis et nos peurs d’enfants.

- Certains nous préviennent que nous nous mettons en danger et que nous devons changer.

- Même s’il existe des symboles communs à l’humanité, deux cauchemars n’ont jamais exactement le même sens d’un rêveur à l’autre.



Messagers de notre inconscient, nos cauchemars mettent en scène nos craintes et notre mal-être intérieur.
Ils nous perturbent, nous terrifient, mais peuvent aussi nous permettre de mieux nous connaître.
À condition de prendre le temps de les écouter.



Perturbation nocturne

 

En principe, grâce à leur faculté de produire des situations aussi absurdes qu’incompréhensibles, les rêves savent écarter les images qui risquent de perturber notre sommeil. Mais ils ne réussissent pas toujours leur coup. Une idée angoissante ou une vision terrifiante parvient à s’imposer, et c’est le cauchemar. Mais c’est aussi parce que nous sommes angoissés au moment de nous coucher que, certaines nuits, nous cauchemardons.
Nos mauvais rêves sont les révélateurs d’un mal-être intérieur, d’un désir inassouvi qui insiste

La conscience fait le cauchemar

 

En analysant son rêve, Freud n’utilise pas le terme de « cauchemar ». En effet, mieux nous savons affronter les émotions véhiculées par nos songes pénibles, moins ils nous paraissent terrifiants. « C’est la conscience, pas l’inconscient, qui les qualifie de cauchemardesques »,

 

À chacun son code

 

Chaque rêveur possède sa propre clé des songes : chaque rêveur est le seul à pouvoir déchiffrer ses productions nocturnes. Pourtant, Freud et Jung ont repéré des symboles et des rêves « typiques », communs à l’humanité. Les longs couloirs, les labyrinthes signalent que nous sommes dans une situation inextricable, incapables de décider. Les objets longs ou tranchants – avions, parapluies, couteaux… – seraient des représentations sexuelles masculines. Mais là encore, attention : à chacun son rêve. Solen et Emmanuelle, 29 et 36 ans, rêvent de façon répétitive qu’elles sont poursuivies par des hommes inconnus armés de poignards ou de scies. La première, élevée par une mère célibataire et féministe militante, exprime sa peur panique des hommes ; la seconde, issue d’un milieu très puritain, se sent coupable de les désirer autant.


Des occasions de grandir

 

Le tout-petit peut éprouver des terreurs nocturnes si un épisode de la journée l’a fortement impressionné, mais les premiers vrais cauchemars n’apparaissent que vers 5 ou 6 ans : à l’âge du complexe d’OEdipe. Les désirs incestueux de l’enfant le travaillent la nuit, tandis que, dans la journée, diverses phobies apparaissent. Les mauvais rêves signalent que le moi conscient a saisi que certains désirs doivent impérativement être éliminés, car contraires à la morale. Or ils ne manquent pas de resurgir à la faveur du sommeil, quand la conscience est affaiblie. Transgressifs, et donc effrayants, ils ont pourtant leur utilité. Car pour se construire psychiquement et grandir, nous devons nous confronter à eux !




 















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